...Loin de vos bras...


Dès fois, lorsque de chez soi on est loin,
et que l'on a un peu de chagrin,
des pensées vous remplissent la tête en tournoyant
alors on vient à penser très fort à sa famille et à ses enfants.

Pour me rappeler toutes ces pensées,
je les écris bien vite sur un bout de papier,
je laisse ainsi la place pour d'autres dans ma tête
et ainsi de suite sans que ça s'arrête.

Lorsque je ne suis pas trop fatigué,
je me mets assis à table,
sinon c'est sur le lit que je vais m'allonger
mais ce n'est pas trop confortable.

Et oui, ce n'est pas rigolo,
d'écrire quelque chose, couché sur le dos
Avez vous déjà essayé,
à plat ventre, avec une feuille sous le nez ?

Mais ce n'est pas cela l'important,
ce que je veux dire, c'est que dans ces moments là,
cela me fait beaucoup de bien de penser à mes enfants
même si je ne peux les prendre dans mes bras.

Et même si je ne les vois pas,
je sais qu'elles sont bien sagement.
dans notre maison avec leur maman
et qu'elles aussi pensent de temps en temps à leur papa.

C'est dans ces moments là qu'on a souvent la gorge serrée,
la salive a du mal à passer
on aimerait tant les avoir sur les genoux,
pour serrer leur petit corps et sentir leur bras autour du cou.

Il n'est pas rare alors, lorsqu'on y pense,
de sentir couler sur la joue quelque chose de chaud
On l'essuie bien vite du revers de la manche
pour montrer que l'on est costaud.
Mais à quoi cela sert il de faire le malin,
Il faut se rendre à l'évidence, ce sont nos enfants
qui dans nos bras ou pas, qui de près ou de loin,
nous aident à passer les bons comme les mauvais moments.

C'est donc pour cela, qu'à Angélique et Orianne,
J'écris ces petits mots,
qui ne sont peut être pas très rigolos,
mais qui aident votre papa à vivre loin de vos bras...

1993